Confiture créole fait maison

Confitures et confiseries à la mode Créole
Riches de fruits tropicaux colorés et sucrés, nos régions ont dès les années 50 débuté la production de confitures et confiseries. Une tradition qui ne s’est pas perdue, loin s’en faut, puisque la confiture « made in tropiques » connaît un beau succès.

La production de la confiture est intimement liée à celle du café et de la banane. En effet, dans les plantations, les anciens avaient pour habitude de planter au pied des bananiers, des caféiers puis, pour développer leur activité, ils exploitèrent les arbres fruitiers de leurs propriétés. Une manière de pallier l’aléa cyclonique et de diversifier leur production agricole. Goyave, ananas, banane, coco, mangue, les fruits tropicaux terminent bien vite en bocaux et partent sur les marchés locaux où ils se vendent comme des petits pains. Peu après, la pâte de goyave apparaît et la confiserie locale entame sa carrière. Au début des années 80, la production de confiture se fait plus moderne, les producteurs décidant d’investir dans des machines perfectionnées. Très vite, les chiffres s’envolent avec, rien qu’en Guadeloupe, plus de 2 millions de pots produits chaque année. Cette production locale riche et diversifiée séduit le consommateur Antillo-Guyanais qui, à lui seul, consomme près de 90% des confitures. Les 10% restants sont exportés sur la Métropole où les débouchés sont encore quelque peu restreints.

Au sucre de canne
À la différence des confitures de l’hexagone, sucrées au sucre de betterave, les confitures locales s’enrichissent de la saveur inégalable du sucre de canne. Un véritable atout qui séduit d’autant plus les consommateurs que nous sommes ! D’ailleurs, ces dernières années, certains fabricants de Métropole affichent eux-aussi la mention « au sucre de canne » sur leurs pots !
Chez nous, les confitures permettent un véritable voyage au travers du monde des fruits tropicaux. Ainsi, loin des classiques fraises ou framboises, les confitures locales se déclinent version ananas, melon, goyave, noix de coco, mangue, banane ou corossol ! Un petit trésor sucré qui séduit chaque année de très nombreux touristes. Pour preuve, ils ne sont pas rares à repartir en France avec quelques pots de confiture bien emballés au fond de leur valise !

Un goûter sain pour les enfants
Une tranche de bon pain, une lichette de beurre, une cuillerée de confiture, voilà de quoi faire un délicieux goûter pour les enfants ! Riche en fruits et pauvres en additifs, la confiture se présente ainsi comme la reine des en-cas et permet à nos enfants de retrouver des forces après l’école. Mais c’est aussi une inconditionnelle des petits-déjeuners réussis ! En complément d’une boisson chaude, la tartine du matin apportera énergie et calories à tous ceux qui ont besoin de se dépenser durant la journée !

Du côté de la nutrition
Si les confitures sont fabriquées à partir de fruits, elles n’apportent pour autant que peu de vitamines. En effet, une fois la cuisson effectuée, rares sont les vitamines à survivre. Du côté des minéraux, seul le potassium demeure mais en faible quantité. Manger de la confiture ne signifie donc pas bénéficier des atouts des fruits mais seulement de leur goût. Idéales pour les enfants en pleine croissance, elles sont à consommer avec modération chez les personnes qui surveillent leur ligne ou à choisir dans la catégorie « allégée ».

Recette

Confiture à l’ananas

Pour 2 pots, prévoir : 1 ananas de 600 gr, 400 gr de sucre, 0,5 dl d’eau

Épluchez l’ananas et supprimez tous les yeux et le cœur (trop dur). Coupez la pulpe en dès et conservez le jus qui s’écoule.

Dans une casserole, versez la totalité du sucre et ajoute le jus et l’eau. Laissez fondre le tout jusqu’à obtention d’un mélange épais puis ajoutez les dès d’ananas. Faites cuire 30 minutes en remuant régulièrement.

Une fois que les fruits ont pris une belle couleur ambrée, la confiture est cuite ! Il ne vous reste plus qu’à la mettre dans les bocaux et à la laisser refroidir.

La pâte de goyaves

Cette délicieuse friandise est préparée à partir de la purée de goyaves cuites, elle a la consistance d’une gomme, à la fois fine et granuleuse et elle fait le bonheur des petits et des grands !

Développée de manière artisanale dès le XVIIIe siècle (on en trouve une description dans les écrits du Père Labat), elle aurait ensuite été valorisée par les Etablissements Dubreuil puis Lesueur. Exportée vers la métropole au début des années 50, la pâte de goyaves connaît un succès rapide, jamais démenti jusqu’à aujourd’hui.

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