« 7€ le Coca, 6€ les couverts » : quand une addition fait exploser la toile

À l’heure où chaque euro compte, une addition dans un restaurant d’Épernay a suffi à déclencher une véritable tempête numérique. Un simple post Facebook est devenu viral, transformant une expérience culinaire en polémique nationale.

Une note qui ne passe pas

Tout commence le 25 août, lorsqu’un client partage sur les réseaux sociaux son expérience au restaurant L’Eurasienne, qui propose une cuisine mêlant influences italiennes et asiatiques.
Son addition : 43,50 € pour une pizza jambon-fromage, une bière, un Coca et… deux couverts.

Ce qui choque ? Le détail :

  • 21 € la pizza
  • 9,50 € la bière
  • 7 € le Coca
  • et surtout 6 € facturés pour avoir partagé sa pizza avec sa fille.

« Je trouve que c’est une aberration… c’est évident que c’est la dernière fois que j’y mettrai les pieds », écrit-il. Le message enflamme rapidement la toile : près de 200 commentaires et 1 000 partages en quelques heures.

Des internautes outrés

Dans le groupe local Épernay ma ville, les réactions fusent :

  • « Après ils se plaignent que les restaurants soient vides. »
  • « 7 euros le Coca, même à Saint-Tropez ce n’est pas ce prix-là ! »
  • « 6 euros pour deux couverts… je ferais un courrier à la direction des fraudes. »

En un rien de temps, le restaurant se retrouve sous le feu des critiques.

Les restaurateurs se défendent

Pris à partie, Jean-Marc et Julie, frère et sœur à la tête de l’établissement depuis 32 ans, reconnaissent un tort : ne pas avoir insisté pour que le client lise la carte. Car le supplément couvert est bien mentionné, noir sur blanc, comme la loi l’exige.
« Mon erreur, c’est de ne pas avoir insisté », admet Jean-Marc.

Quant au Coca à 7 €, les gérants assument totalement :

« C’est voulu. Nous préférons valoriser les jus artisanaux et le vin local. Si on met le Coca à 4 €, on ne s’y retrouve pas. »

Même logique pour la pizza, dont le prix reflète selon eux la qualité des produits utilisés : jambon du Sud-Ouest, parmesan ajouté en fin de cuisson, huile de basilic maison. « On privilégie l’artisanat », insiste-t-il, tout en rappelant que les tarifs à emporter restent plus accessibles.

Entre incompréhension et soutien

Si certains crient à l’arnaque, d’autres comprennent la démarche. Les restaurateurs, conscients du contexte difficile, ne se sentent pas coupables :

« On sait ce que c’est de compter chaque centime, on vient d’une famille ouvrière. Mais on ne force personne à acheter quoi que ce soit. »

Pour eux, la polémique révèle surtout une réalité : les attentes des clients et les contraintes économiques des restaurateurs ne se rencontrent pas toujours. Entre pouvoir d’achat en baisse et volonté de défendre des produits de qualité, l’équilibre est fragile.

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