Décès d’un bébé de 8 mois en Haute-Garonne : l’hypothèse du lait infantile étudiée par les enquêteurs
Un nouveau drame touche la Haute-Garonne. Une petite fille de 8 mois est décédée début février alors qu’elle se trouvait sous la garde de sa grand-mère. Si aucune trace de violence n’a été relevée, la cause exacte de la mort demeure inconnue à ce stade. Parmi les pistes explorées par les autorités figure notamment un possible lien avec du lait infantile, sans qu’aucune conclusion ne soit pour l’instant établie.
Une découverte bouleversante au domicile familial
Le 5 février 2026, dans la commune de Sainte-Foy-de-Peyrolières, une grand-mère découvre sa petite-fille inanimée dans son lit. Immédiatement, les secours sont alertés.
Les pompiers interviennent rapidement et tentent de réanimer le nourrisson. Malgré leurs efforts, l’enfant ne peut être sauvé et son décès est constaté sur place.
Face à cette situation tragique, le parquet de Toulouse ouvre le 11 février une enquête en recherche des causes de la mort. Celle-ci est confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Villeneuve-Tolosane.
Une autopsie sans explication claire
Une autopsie est réalisée le 9 février à l’institut médico-légal de Toulouse. Les premiers résultats écartent toute intervention violente.
Cependant, cet examen ne permet pas non plus d’identifier précisément la cause du décès, laissant les enquêteurs face à plusieurs hypothèses.
Parmi celles-ci :
- Le syndrome de mort subite du nourrisson
- Un éventuel lien avec l’ingestion de lait infantile
Les autorités précisent toutefois que la boîte de lait utilisée par la famille ne correspond à aucun lot ayant fait l’objet d’un rappel sanitaire récent.
Des analyses scientifiques approfondies
En raison de l’absence de cause évidente, des analyses complémentaires ont été ordonnées. Elles doivent être menées par le laboratoire de sécurité des aliments de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
Ces examens visent notamment à détecter une éventuelle contamination alimentaire ou toute autre anomalie pouvant expliquer le décès.
Dans un contexte marqué ces dernières années par plusieurs affaires de laits infantiles contaminés, les autorités adoptent une extrême prudence. À ce jour, aucun lien direct entre le décès et un produit alimentaire n’est établi.
Une attente douloureuse pour les proches
Pour la famille comme pour les enquêteurs, les résultats de ces analyses sont désormais essentiels. Ils permettront de déterminer si le drame est lié à une cause naturelle, accidentelle ou environnementale.
Le syndrome de mort subite du nourrisson reste une possibilité sérieuse, mais seule l’expertise scientifique pourra confirmer ou infirmer cette hypothèse.
Rester prudent face aux conclusions hâtives
Dans ce type d’affaires particulièrement sensibles, les autorités insistent sur la nécessité d’éviter toute spéculation avant la fin de l’enquête. Les investigations médico-légales peuvent prendre plusieurs semaines.
Les conclusions définitives devront établir avec précision les circonstances du décès de cette petite fille de 8 mois et, le cas échéant, permettre de prévenir d’autres drames.
