Il reçoit 74.000 € par erreur et refuse de rendre l’argent : « Je pensais que c’était un miracle »
Tout commence par un matin ordinaire qui a soudainement viré au rêve éveillé. En consultant son compte bancaire, un salarié découvre une somme astronomique créditée par son employeur : 74.000 euros au lieu de la modeste prime annuelle de 500 euros qu’il attendait. De quoi faire tourner la tête à n’importe qui.
Un « cadeau du destin » qu’il décide de garder
Sous le choc, l’homme reste d’abord incrédule. Puis, après plusieurs vérifications, il se persuade que cette somme n’est pas une erreur mais peut-être un bonus exceptionnel, ou même une reconnaissance tardive de ses efforts. Rapidement, il se convainc que cet argent est bien à lui et décide de ne rien dire.
Mais quelques jours plus tard, la réalité le rattrape. Le service comptabilité de son entreprise le contacte : il ne s’agissait pas d’un bonus, mais d’une erreur monumentale. Les 74.000 euros correspondaient en fait à la masse salariale de plusieurs employés d’une autre filiale, versée par mégarde sur son compte.
Le salarié refuse de rembourser
L’entreprise exige immédiatement le remboursement intégral. Pourtant, l’homme refuse, estimant que la faute vient de l’entreprise et non de lui. Il va même jusqu’à proposer un accord insolite : garder l’argent en échange d’une réduction de salaire de 20 %.
Proposition évidemment rejetée par la direction.
Déterminé à ne rien rendre, le salarié cherche sur Internet des cas similaires et découvre, à tort, que certains virements erronés peuvent être considérés comme « non récupérables ». Il campe alors sur sa position, affirmant qu’il a « le droit de garder l’argent ».
Une affaire judiciaire à rebondissements
L’entreprise, excédée, dépose plainte. Ses comptes sont gelés, une enquête est ouverte. Le salarié, soupçonné un temps de fraude, voit les charges pénales abandonnées faute de preuves suffisantes.
Mais le tribunal tranche sans ambiguïté : l’argent doit être restitué. Le versement résulte bien d’une erreur comptable et ne lui appartient pas.
Jusqu’à dix ans de prison encourus
L’homme, identifié comme Vladimir Rychagov, risque aujourd’hui gros. En Russie, la loi prévoit jusqu’à dix ans de prison pour le détournement d’un virement erroné non restitué.
Il devra donc, sauf miracle judiciaire, rembourser la totalité des 74.000 euros — un rêve devenu cauchemar pour cet employé qui a cru, un instant, que la chance lui souriait enfin.
