Il transforme son numéro en ligne surtaxée : les démarcheurs téléphoniques le paient quand ils l’appellent

Pendant des années, il raccrochait comme tout le monde. Un appel inconnu, une voix commerciale, un discours trop bien récité… et c’était terminé en quelques secondes. Mais au bout d’un moment, l’agacement devient une vraie fatigue.

C’est exactement ce qui est arrivé à Lee Beaumont, un Britannique originaire de Leeds, dans le Yorkshire. Lassé de voir son téléphone sonner sans arrêt pour des offres inutiles, il a décidé de ne plus subir. Mieux : il a trouvé une façon de retourner la situation à son avantage.

Sa méthode est simple, surprenante et complètement inattendue : il a réussi à gagner de l’argent… simplement parce que les démarcheurs continuaient à l’appeler.

Le démarchage téléphonique : une nuisance qui n’en finit pas

En France, le démarchage téléphonique est encadré depuis le 1er mars 2023. Les appels commerciaux sont autorisés uniquement en semaine, sur des horaires précis : de 10 h à 13 h, puis de 14 h à 20 h.

Sur le papier, cela peut sembler raisonnable. Mais dans la réalité, beaucoup de personnes estiment que ces créneaux restent trop larges.

Car ces appels arrivent toujours au mauvais moment : en pleine réunion, pendant un repas, au volant, ou encore lors d’un moment calme à la maison. Résultat, même les plus patients finissent par craquer.

Et quand les listes de blocage ne suffisent plus, certains cherchent des solutions plus radicales.

Son idée : faire payer ceux qui le dérangent

Lee Beaumont ne cherchait pas seulement à se débarrasser des démarcheurs. Il voulait aussi qu’ils comprennent ce que ça fait de déranger les gens sans raison valable.

Son idée a donc été de transformer son numéro en numéro surtaxé.

Le principe est très simple : toute personne qui appelle ce nouveau numéro se retrouve facturée. Et plus l’appel dure, plus cela rapporte de l’argent.

Autrement dit, au lieu de perdre du temps à s’énerver ou à raccrocher, Lee a choisi de laisser les appels se faire… et de toucher une partie du montant.

Une stratégie bien pensée pour ne pas pénaliser ses proches

Bien sûr, il ne pouvait pas imposer ce système à sa famille ou à ses amis.

Il a donc conservé son ancien numéro pour ses proches, et n’a réservé son numéro surtaxé qu’aux appels entrants non désirés, comme ceux venant de sociétés commerciales ou de télévendeurs.

L’objectif était clair : continuer à être joignable normalement, tout en transformant les appels indésirables en source de revenus.

Combien a-t-il gagné avec cette méthode ?

Ce qui n’était au départ qu’un test est devenu une véritable surprise.

Grâce à ce système, Lee Beaumont affirme avoir gagné environ 2 000 livres sterling, soit près de 2 300 euros.

Avec un investissement de départ assez faible, autour de 10 livres, son numéro lui rapportait environ 10 pence par minute, dont il gardait 7 pence.

En seulement 18 mois, il avait déjà accumulé plusieurs centaines de livres, uniquement grâce à la répétition des appels publicitaires.

Un désagrément quotidien s’est transformé en une petite rentrée d’argent régulière.

Pourquoi les démarcheurs continuent-ils malgré tout ?

Ce qui étonne dans cette histoire, c’est qu’une grande partie des entreprises a continué à appeler, même lorsque la ligne devenait payante.

Selon lui, certaines sociétés avaient pourtant d’autres moyens de contact, comme l’e-mail. Mais dans la majorité des cas, elles utilisaient automatiquement le numéro de téléphone.

Et tant que les appels continuaient, le compteur tournait.

Une astuce tentante… mais risquée

Même si l’idée paraît brillante, elle n’est pas sans conséquences.

Du côté des opérateurs téléphoniques, cette pratique n’a pas été très bien accueillie. Certaines entreprises de téléphonie auraient même déconseillé fortement à leurs clients d’imiter ce type de stratégie, en expliquant que cela pourrait entraîner des sanctions.

Car transformer volontairement son numéro pour gagner de l’argent sur les appels entrants n’est pas toujours autorisé, selon les pays, les contrats, ou les conditions imposées par les opérateurs.

Autrement dit, l’histoire fait sourire… mais elle ne signifie pas forcément que tout le monde peut le faire librement.

Ce qu’il faut retenir

Cette anecdote montre surtout une chose : face au démarchage téléphonique, certaines personnes ne se contentent plus de subir.

Lee Beaumont a choisi une solution extrême mais ingénieuse, qui transforme une nuisance en opportunité. Au lieu de s’énerver, il a trouvé un moyen de reprendre le contrôle.

Mais même si l’idée peut sembler séduisante, elle reste risquée et potentiellement sanctionnable selon les règles en vigueur.

Dans tous les cas, elle rappelle qu’il existe des moyens plus simples et légaux pour limiter les appels indésirables : blocage des numéros, filtres anti-spam, inscription sur une liste d’opposition, ou réglages de confidentialité.

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