“J’ai emménagé avec mes enfants dans une tiny house de 2,40 m de large et je ne dépense plus que 180 euros en factures par an”

Vivre dans une grande maison est souvent perçu comme un symbole de confort et de stabilité. Pourtant, certains font le choix inverse : réduire leur espace de vie pour gagner en liberté, alléger leur quotidien et diminuer leurs dépenses. C’est le cas de James Campbell, un père de famille britannique divorcé, qui a décidé de quitter une maison de cinq chambres pour s’installer avec ses enfants dans une tiny house de seulement 17,5 m².

Un changement radical, mais assumé, qu’il décrit comme un véritable soulagement.

Un choix de vie après un divorce

Après une séparation, il n’est pas rare de ressentir le besoin de repartir à zéro. Pour James Campbell, cette reconstruction est passée par un virage complet dans son mode de vie. Auteur de livres à succès pour enfants, il a progressivement adopté une approche plus sobre et plus écologique.

Il est devenu végétalien, a réduit ses déplacements en avion, privilégie une voiture électrique, et s’oriente autant que possible vers des achats de seconde main. Cette démarche s’inscrit dans une recherche de cohérence, où le confort ne se mesure plus à la superficie d’un logement, mais à la qualité de vie au quotidien.

Et c’est dans cet esprit qu’il a décidé de franchir une étape supplémentaire : vivre en tiny house.

Une tiny house de 17,5 m² parfaitement pensée

Malgré sa petite taille, la maison n’a rien d’un logement improvisé. D’une longueur d’environ 7 mètres et d’une largeur d’environ 2,40 mètres, la tiny house de James Campbell est conçue pour accueillir une vie de famille.

Elle comprend notamment :

  • Deux chambres
  • Une cuisine équipée avec gazinière, four et réfrigérateur
  • Une machine à laver
  • Une salle de bain avec douche
  • Des toilettes à compost
  • Une isolation renforcée
  • Des fenêtres à triple vitrage

Le coût total de la tiny house dépasse les 70 000 euros. Un budget conséquent, mais qui s’accompagne d’une promesse claire : réduire durablement les dépenses de fonctionnement.

180 euros de factures par an grâce à l’autonomie énergétique

Ce qui rend son expérience particulièrement marquante, c’est son niveau d’autonomie. James Campbell produit une grande partie de son énergie grâce à un système complet : panneaux solaires, onduleur et batteries de stockage.

Résultat : sa facture énergétique annuelle moyenne serait d’environ 180 euros, un chiffre extrêmement bas comparé aux dépenses habituelles dans une maison classique.

Bien sûr, cette autonomie dépend fortement de la météo. En hiver, lorsque le soleil devient insuffisant, le père de famille utilise du gaz pour chauffer l’intérieur, notamment grâce au propane. Une solution d’appoint, mais indispensable dans les périodes froides.

Un mode de vie qui plaît aussi aux enfants

On pourrait croire qu’un si petit espace de vie serait difficile à partager. Pourtant, James Campbell affirme que la tiny house est largement suffisante pour lui et ses deux enfants, âgés de 18 et 8 ans.

Il explique que ses enfants apprécient cette simplicité et passent beaucoup de temps dehors. Son fils, autiste, serait même particulièrement à l’aise avec ce mode de vie plus minimaliste et structuré, où l’environnement reste clair, sans surcharge.

Ce témoignage souligne un point important : l’espace n’est pas toujours ce qui crée le bien-être. Parfois, c’est l’ambiance, le rythme de vie et la sensation d’être “moins encombré” qui font toute la différence.

Tiny house : une tendance qui séduit de plus en plus

Les tiny houses attirent aujourd’hui un public de plus en plus large. Certains y voient une réponse directe à la hausse du coût de la vie, d’autres un engagement écologique, ou encore une manière de se recentrer sur l’essentiel.

Ce type de logement séduit notamment grâce à plusieurs avantages :

  • Une consommation énergétique réduite
  • Moins de dépenses de chauffage et d’entretien
  • Une approche minimaliste plus légère au quotidien
  • La possibilité d’intégrer des équipements écologiques
  • Un coût souvent inférieur à celui d’une maison traditionnelle

Panneaux solaires, toilettes sèches ou à compost, récupération d’eau, matériaux plus durables… La tiny house s’inscrit dans une logique de sobriété et de respect de l’environnement.

Moins de surface, plus de liberté

Le parcours de James Campbell illustre une réalité de plus en plus visible : vivre mieux ne veut pas forcément dire vivre plus grand. En réduisant son espace, il a réduit ses charges, simplifié sa vie et gagné une forme de liberté difficile à obtenir dans un quotidien plus classique.

Cette expérience montre aussi qu’un changement radical, surtout après une période de rupture ou de transition, peut parfois devenir une opportunité. Repenser son logement, son budget et ses priorités peut permettre de retrouver une stabilité différente, mais plus adaptée à ses besoins.

Et pour James Campbell, le bilan semble clair : il ne regrette absolument pas ce nouveau départ.

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