“Un froid jamais vu depuis des décennies” : la France sous la menace du vortex polaire dès fin janvier 2026

Depuis plusieurs semaines, l’hiver 2026 semble presque timide. Dans certaines régions, la douceur se prolonge, les gelées restent rares et l’ambiance ressemble davantage à un début de printemps qu’à une saison froide. Mais derrière cette apparente tranquillité, les météorologues surveillent un scénario beaucoup plus inquiétant : un vortex polaire instable combiné à un puissant anticyclone russe, capable de faire basculer brutalement la situation entre fin janvier et février.

Et si l’hiver n’avait pas encore réellement commencé ?

Un début d’année doux, mais une menace qui grandit au nord

Ces derniers jours, le contraste est frappant. Pendant que certaines zones de France profitent de températures anormalement élevées, les régions nordiques s’enfoncent dans un froid extrême.

Entre Scandinavie et Sibérie, un gigantesque réservoir d’air glacial s’est déjà installé. Les températures y descendent à des niveaux impressionnants, avec des valeurs record observées en Finlande et autour de Yakoutsk. Ce froid est pour l’instant “retenu” dans le Grand Nord, mais une mécanique atmosphérique pourrait bientôt le libérer.

Cette mécanique porte un nom : le vortex polaire.

Le vortex polaire, ce verrou qui pourrait céder

Le vortex polaire est une sorte de tourbillon géant présent dans les hautes couches de l’atmosphère. En temps normal, il agit comme une barrière naturelle, enfermant l’air glacial au-dessus de l’Arctique.

Le problème, c’est que plusieurs modèles météo indiquent une instabilité inhabituelle dans la stratosphère. Un phénomène redouté est particulièrement surveillé : le réchauffement soudain stratosphérique.

Lorsque ce réchauffement se produit, le vortex polaire peut s’affaiblir, se déformer, voire se scinder. Résultat possible : l’air arctique se met à glisser vers le sud, en direction de l’Europe.

C’est ce qui rend la fin janvier 2026 aussi sensible : de très petits changements de circulation peuvent décider si la France sera touchée de plein fouet… ou seulement frôlée.

Le méga-anticyclone russe, l’autre pièce du puzzle

Pendant que le vortex polaire montre des signes de fragilité en altitude, une autre menace se renforce au sol : un méga-anticyclone sur la Russie.

Ce type d’anticyclone est une immense masse d’air froid très dense, qui s’installe durablement et agit comme une réserve glaciale prête à se déplacer. Sur son flanc ouest, un flux de nord-est peut pousser cet air sibérien vers l’Europe centrale.

C’est un schéma qui rappelle des épisodes historiques de froid intense, notamment le fameux scénario surnommé “Bête de l’Est”, lorsque l’air continental envahit l’Europe avec des températures largement négatives et des journées sans dégel.

Selon plusieurs prévisions, l’Europe centrale pourrait être la première à subir une vague de froid durable sur la dernière semaine de janvier.

Une bascule possible dès la dernière semaine de janvier 2026

À court terme, la situation paraît encore relativement calme. Jusqu’au 24 janvier environ, les modèles suggèrent plutôt un temps sec et stable, avec des hautes pressions et peu de précipitations.

Mais ce calme pourrait être trompeur.

Les météorologues observent déjà une possible ondulation du jet-stream, ce courant d’air très rapide en altitude qui joue un rôle clé dans la trajectoire des masses d’air froid et des perturbations.

Lorsque le jet-stream ondule fortement, il peut provoquer des blocages atmosphériques, empêchant l’air doux de circuler normalement et ouvrant des “couloirs” pour l’air glacial.

Et c’est précisément ce qui pourrait se produire dans les dix derniers jours de janvier.

L’Europe centrale en première ligne, la France sous surveillance

Dans les scénarios les plus marquants, l’Allemagne, la Pologne et plusieurs pays voisins pourraient connaître un gel durable, avec des températures négatives en journée et des nuits très froides.

Dans ce type de configuration, le froid peut persister plusieurs semaines, parfois accompagné de neige, de verglas et de conditions difficiles pour les transports.

Même si la France n’est pas automatiquement touchée au même niveau, le risque augmente fortement si un blocage se met en place entre l’Atlantique Nord et la Scandinavie.

Le scénario “Moscou-Paris” : quand l’air sibérien arrive jusqu’à la France

Le scénario qui inquiète particulièrement les experts porte un nom très parlant : “Moscou-Paris”.

Il se produit quand un blocage anticyclonique empêche l’influence océanique douce de rentrer sur l’Europe de l’Ouest. À ce moment-là, le vent bascule à l’est ou au nord-est, et la France se retrouve sous l’influence directe d’un flux continental très froid.

Ce type de situation peut provoquer :

des gelées généralisées
des journées avec peu ou pas de dégel
un air très sec mais extrêmement froid
des épisodes neigeux, surtout si une perturbation parvient à entrer en contact avec l’air glacial

L’Île-de-France et Paris sont particulièrement surveillés, car ce schéma peut favoriser un risque de neige en plaine, parfois de manière soudaine.

Les dates clés à surveiller d’ici début février

Plusieurs jalons ressortent dans les simulations :

Les dix derniers jours de janvier : mise en place possible d’un blocage au nord de l’Europe
Autour du 25-26 janvier : bascule éventuelle vers un flux continental sur la France
Du 26 janvier au 1er février : période la plus favorable aux fortes gelées et à un risque de neige en Île-de-France

Si ce basculement se confirme, février 2026 pourrait prendre une tournure bien plus hivernale, avec une vague de froid marquée et durable.

À quoi faut-il s’attendre en France si ce scénario se confirme ?

Même si l’intensité exacte reste impossible à prévoir à ce stade, les impacts possibles sont déjà connus :

un retour du gel fréquent sur une grande partie du pays
un risque accru de verglas et de routes dangereuses tôt le matin
des tensions sur la consommation électrique en cas de froid durable
des perturbations possibles sur les transports si la neige s’en mêle
une fragilisation des cultures sensibles au gel tardif ou aux variations brutales

Ce type de configuration peut aussi entraîner un contraste très fort entre le sud de la France, parfois encore sous influence douce, et le nord ou le centre qui basculent dans un froid continental.

Un hiver qui pourrait frapper plus tard… mais plus fort

L’hiver 2026 pourrait finalement suivre un schéma bien connu : un mois de janvier calme, presque anormalement doux, puis une bascule brutale en fin de mois, déclenchant un épisode marqué en février.

C’est ce qui rend cette période si importante à surveiller : l’atmosphère est dans une phase de transition, et ce sont souvent ces moments qui produisent les changements les plus spectaculaires.

Pour les spécialistes, la dernière semaine de janvier est donc un véritable tournant. Si le vortex polaire faiblit au mauvais moment et que l’anticyclone russe pousse l’air glacial vers l’ouest, la France pourrait connaître l’un des épisodes les plus froids de ces dernières années.

L’hiver n’est peut-être pas en avance… mais il pourrait bien arriver d’un seul coup.

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