Chiens en liberté : cette règle méconnue peut vous coûter jusqu’à 750 euros dès le 15 avril
Avec l’arrivée du printemps, les promenades en plein air deviennent un rituel pour de nombreux propriétaires de chiens. Forêts, champs, sentiers… les occasions ne manquent pas pour laisser son compagnon se défouler. Pourtant, une réglementation peu connue pourrait transformer cette habitude en infraction coûteuse.
À partir du 15 avril, une règle stricte entre en vigueur en France et concerne directement les chiens non tenus en laisse dans certains espaces naturels. Et la sanction peut être lourde.
Une interdiction saisonnière souvent ignorée
Chaque année, du 15 avril au 30 juin, il est formellement interdit de laisser son chien en liberté dans les bois et forêts, en dehors des allées forestières. Cette mesure vise à protéger la faune sauvage, notamment pendant la période de reproduction des oiseaux et du gibier.
Beaucoup de propriétaires l’ignorent, mais cette obligation ne date pas d’hier. Elle repose sur un arrêté en vigueur depuis 1955, toujours appliqué aujourd’hui. Le non-respect de cette règle peut entraîner une amende pouvant aller jusqu’à 750 euros.
La notion de “chien en divagation”
Au-delà des forêts, la loi encadre plus largement la notion de divagation. Un chien est considéré comme divagant dans plusieurs situations :
- Lorsqu’il n’est plus sous la surveillance effective de son maître
- Lorsqu’il ne peut plus être rappelé immédiatement (voix ou signal)
- Lorsqu’il se trouve à plus de 100 mètres de son propriétaire
Dans ces cas, même en dehors des zones forestières, le propriétaire est en infraction.
Des zones naturelles largement concernées
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette règle ne s’applique pas uniquement aux forêts. Elle concerne également :
- Les terres agricoles (cultivées ou non)
- Les prés et pâturages
- Les vignes et vergers
- Les marais
- Les abords des rivières, lacs et étangs
Autrement dit, la majorité des espaces naturels sont concernés. L’objectif reste le même : éviter que les chiens ne perturbent la faune locale ou n’endommagent les cultures.
Des exceptions encadrées
Certaines situations échappent à cette interdiction. C’est notamment le cas :
- Des chiens de chasse en action
- Des chiens de berger surveillant un troupeau
En revanche, pour les chiens considérés comme dangereux ou agressifs, la vigilance est renforcée. Ils doivent être tenus en laisse en permanence, voire muselés selon leur catégorie.
Cas particuliers : les chiens catégorisés
Les chiens de première et deuxième catégorie sont soumis à des règles encore plus strictes. En milieu urbain comme dans les espaces publics, ils doivent obligatoirement être :
- Tenus en laisse
- Muselés
Ces obligations s’appliquent aussi dans les parties communes des immeubles.
Ce qu’il faut retenir
Laisser son chien courir librement peut sembler anodin, surtout en pleine nature. Pourtant, cette pratique est strictement encadrée à certaines périodes de l’année. À partir du 15 avril, la vigilance est de mise.
Avant de détacher votre chien, mieux vaut vérifier où vous vous trouvez et garder un contrôle permanent sur lui. Une simple promenade peut sinon se transformer en sanction salée.
