Il achète 12 150 flans au chocolat en supermarché… et transforme une promo en dizaines de voyages gratuits

Qui n’a jamais ignoré une opération promotionnelle en caisse en se disant que cela ne valait pas la peine ? À la fin des années 1990, un homme a fait exactement l’inverse. En lisant attentivement les règles d’une simple offre commerciale, il a découvert une faille légale qui allait lui permettre d’obtenir l’équivalent de milliers d’euros de voyages. Son arme secrète : des flans au chocolat achetés en supermarché.

Une promotion qui semblait anodine

Au printemps 1999, une marque de plats allégés lance une opération marketing aux États-Unis. Le principe paraît simple : pour chaque lot de dix produits achetés, les clients reçoivent des miles aériens utilisables auprès de compagnies aériennes.

L’offre devient encore plus attractive avec un bonus temporaire : les demandes envoyées avant la fin du mois de mai donnent droit à un nombre de miles doublé. Pour la plupart des consommateurs, cela reste un petit avantage sympathique. Pour un ingénieur californien nommé David Phillips, c’est le début d’un calcul bien plus ambitieux.

Le détail qui change tout

Habitué à analyser les chiffres, David Phillips remarque rapidement que certains produits coûtent bien moins cher que d’autres… tout en donnant exactement la même récompense.

Après quelques recherches, il tombe sur des flans au chocolat vendus seulement quelques centimes pièce dans une chaîne de magasins discount. Chaque dessert possède son propre code-barres, ce qui les rend parfaitement éligibles à l’offre promotionnelle.

Il comprend alors qu’en achetant massivement ces produits, la valeur des miles récupérés pourrait largement dépasser le prix dépensé.

12 150 flans empilés dans le salon

L’homme se lance dans une véritable tournée des supermarchés autour de Sacramento. Il vide les rayons, demande des réapprovisionnements et accumule les cartons chez lui.

Au total, il achète 12 150 flans au chocolat.

L’image a de quoi surprendre : des piles entières de desserts stockées à domicile, simplement pour récupérer des codes-barres. Pourtant, l’opération repose sur une logique mathématique implacable.

Plus d’un million de miles gagnés

Une fois tous les codes découpés et envoyés, le résultat dépasse les attentes :

1 253 000 miles aériens obtenus.

Cette somme représente alors un nombre considérable de trajets gratuits ou surclassés. Selon plusieurs estimations de l’époque, cela équivalait à des dizaines de vols longue distance.

Grâce à cette astuce, David Phillips et sa famille voyageront pendant plusieurs années sans quasiment payer leurs billets.

Rien n’a été gaspillé

Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que les desserts n’ont pas fini à la poubelle. Une grande partie des flans a été donnée à des associations caritatives, permettant d’éviter tout gaspillage alimentaire.

Ce don lui aurait même permis de bénéficier d’un avantage fiscal supplémentaire, rendant l’opération encore plus rentable.

Une légende du voyage malin

Avec le temps, cette anecdote est devenue culte chez les passionnés de programmes de fidélité. Elle illustre parfaitement une réalité simple : certaines promotions peuvent cacher une valeur immense pour ceux qui prennent le temps de lire les petites lignes.

Aujourd’hui, ce type d’offre est beaucoup plus encadré. Les marques imposent des limites par personne, des plafonds de récompenses et des conditions strictes pour éviter qu’un nouveau “roi du flan” ne reproduise l’exploit.

Ce qu’il faut retenir

L’histoire de David Phillips montre qu’un bon plan ne dépend pas toujours de la chance. Il peut parfois naître d’un mélange de patience, de logique et d’attention aux détails.

Et surtout, elle rappelle qu’avant de jeter un ticket de caisse ou d’ignorer une promo, certains règlements méritent peut-être d’être lus jusqu’au bout.

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