« Je veux juste pouvoir manger » : avec 970 € de retraite, Angela, 62 ans, vit un véritable cauchemar
À 62 ans, Angela Babin imaginait une retraite paisible, loin des difficultés financières. Mais avec une pension d’environ 970 euros par mois, cette Américaine peine aujourd’hui à se nourrir, à entretenir son logement et à vivre dignement. Son témoignage bouleversant met en lumière la précarité qui touche certains retraités.
La retraite devrait être synonyme de tranquillité et de repos après des années de travail. Pourtant, pour Angela Babin, elle ressemble davantage à une lutte quotidienne pour joindre les deux bouts.
Installée à Houma, en Louisiane, cette femme de 62 ans vit seule dans une maison mobile endommagée. Ses seules ressources proviennent d’une pension de sécurité sociale de 1 104 dollars mensuels, soit environ 970 euros selon la conversion retenue lors de la publication de son témoignage en juin 2024.
Une somme qui paraît suffisante sur le papier pour couvrir quelques dépenses, mais qui, dans son cas, ne lui permet même pas de satisfaire sereinement ses besoins les plus élémentaires.
Une retraite de 970 euros et plus aucune économie
Angela Babin n’a pas toujours vécu dans une telle précarité. Sa situation a basculé après plusieurs événements difficiles.
Il y a une quinzaine d’années, son divorce lui a fait perdre une grande partie de son patrimoine. Parallèlement, des complications liées à son diabète l’ont obligée à arrêter de travailler prématurément.
Depuis, elle dépend entièrement de ses prestations sociales et ne dispose plus d’aucune épargne pour faire face aux imprévus.
La disparition de sa mère et de son frère, dont elle s’était longtemps occupée, a également renforcé son isolement. Aujourd’hui, seuls ses deux chiens et ses deux chats lui tiennent compagnie.
Avec des revenus aussi limités, chaque facture devient une source d’inquiétude et chaque achat doit être soigneusement calculé.
Elle ne dispose que de 28 dollars d’aide alimentaire par mois
L’une des plus grandes préoccupations d’Angela concerne son alimentation.
En complément de sa pension, elle bénéficie de 28 dollars par mois grâce au programme américain d’aide alimentaire SNAP. Une aide dérisoire face au prix des produits de première nécessité.
Cette somme lui permet tout juste d’acheter quelques aliments comme du pain, du lait ou du café.
Pour compléter ses courses, la retraitée se tourne parfois vers les banques alimentaires. Mais les produits proposés ne sont pas toujours adaptés à son état de santé, notamment à cause de son diabète.
Les sacrifices ne concernent pas uniquement la nourriture. Angela explique également qu’elle achète rarement des vêtements neufs et qu’elle n’a pas les moyens de se faire couper les cheveux depuis plusieurs années.
Des dépenses ordinaires pour beaucoup de personnes, mais devenues inaccessibles pour cette retraitée.
Une maison abîmée et des réparations impossibles à financer
Comme si les difficultés financières ne suffisaient pas, Angela doit également vivre dans un logement fortement dégradé.
En 2021, l’ouragan Ida a causé d’importants dégâts à sa maison mobile. Faute d’argent, elle n’a jamais pu réaliser l’ensemble des travaux nécessaires.
Depuis cette catastrophe, son installation électrique et son chauffage fonctionnent difficilement. Elle ne dispose plus non plus d’eau chaude.
Elle doit donc faire chauffer de l’eau sur sa cuisinière pour certains besoins quotidiens. Une opération particulièrement pénible puisqu’elle souffre également d’arthrite et craint de se brûler.
Malgré ces conditions de vie compliquées, Angela ne voit pas comment financer les réparations indispensables.
« Je ne veux pas être riche » : son souhait est pourtant si simple
Malgré son diabète et ses problèmes articulaires, Angela bénéficie heureusement d’une couverture médicale qui prend en charge l’essentiel de ses soins et de son insuline.
Mais d’autres dépenses restent particulièrement difficiles à assumer. Elle possède une voiture, qu’elle utilise presque uniquement pour ses rendez-vous médicaux, car même le carburant représente un coût important.
Son témoignage, recueilli par Business Insider en juin 2024, rappelle qu’une pension de retraite peut devenir insuffisante lorsque les frais de santé, le logement et les dépenses courantes s’accumulent.
Angela ne réclame pourtant aucun privilège. Elle souhaite simplement ne plus avoir peur de manquer de nourriture et pouvoir habiter dans un logement convenable.
« Je ne veux pas être riche, je veux juste vivre confortablement », avait-elle confié au média américain.
Derrière cette phrase se cache une réalité douloureuse : celle d’une femme qui, après avoir traversé de nombreuses épreuves, espère seulement retrouver un minimum de sécurité et de dignité.
Son histoire pose une question essentielle : comment profiter de sa retraite lorsqu’on doit constamment choisir entre se nourrir, se déplacer et entretenir son logement ?
