Canicule : la chaleur va s’intensifier dès mardi 28 juillet, avec jusqu’à 40 °C attendus dans plusieurs régions

Après un week-end marqué par une baisse temporaire des températures, la chaleur s’apprête à faire un retour remarqué en France. Dès le mardi 28 juillet, une masse d’air particulièrement chaude gagnera le pays par le sud-ouest avant de s’étendre vers le centre, le Bassin parisien et le nord-est. Dans les secteurs les plus exposés, le thermomètre pourrait atteindre, voire dépasser localement, les 40 °C.

Cette nouvelle séquence constituerait la quatrième vague de chaleur de l’été 2026. Son intensité s’annonce importante, mais c’est surtout sa durée qui inquiète les prévisionnistes. Les températures pourraient rester très élevées jusqu’au début du mois d’août, dans un contexte déjà difficile pour les sols, les réserves d’eau et les zones exposées aux incendies.

La hausse des températures commencera dès mardi

Le répit observé pendant le week-end ne devrait pas durer. Dès lundi, les conditions anticycloniques reprendront progressivement le dessus, favorisant le retour d’un temps plus calme, sec et ensoleillé.

La hausse deviendra beaucoup plus sensible mardi 28 juillet. Les températures pourraient déjà atteindre 34 à 37 °C en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Dans les régions du centre, les maximales devraient généralement se situer entre 30 et 34 °C. Météo-France confirme également une remontée progressive des températures jusqu’à la fin du mois de juillet.

La situation devrait ensuite se renforcer rapidement. Mercredi 29 juillet, les très fortes chaleurs pourraient concerner près des trois quarts du territoire. Des valeurs comprises entre 34 et 37 °C sont envisagées dans de nombreuses villes, avec des pointes proches de 40 °C entre le Bassin aquitain, le Centre-Val de Loire et certaines parties de la Bourgogne.

Jusqu’à 40 ou 41 °C dans les secteurs les plus exposés

Les températures les plus impressionnantes sont actuellement envisagées sur un large axe allant du sud-ouest au nord-est, en passant par le centre et le centre-est de la France.

Entre mercredi et vendredi, le thermomètre pourrait fréquemment afficher entre 35 et 38 °C dans ces territoires. Des pointes de 40 à 41 °C ne sont pas exclues localement, notamment lorsque l’ensoleillement sera maximal et que les vents seront faibles.

La chaleur gagnera également l’Île-de-France. Dans le Bassin parisien, les températures devraient dépasser les 35 °C en journée. La situation pourrait devenir particulièrement difficile à supporter en raison de nuits de moins en moins fraîches.

Les régions situées près de la Manche devraient rester davantage protégées grâce à l’influence océanique. La Bretagne, la Normandie et certaines zones littorales du nord-ouest pourraient ainsi conserver des températures plus modérées. Les secteurs proches de la Méditerranée pourraient également échapper aux valeurs les plus extrêmes grâce au vent marin, même si l’ambiance y restera très chaude.

Des nuits tropicales particulièrement éprouvantes

Le principal danger de cette nouvelle vague de chaleur ne viendra pas uniquement des températures maximales observées dans l’après-midi. Les nuits risquent également de devenir très chaudes dans de nombreuses régions.

Dès la nuit de mardi à mercredi, les températures pourraient ne plus descendre sous les 20 °C entre le sud-ouest et le centre du pays. La nuit suivante, des minimales comprises entre 20 et 23 °C sont envisagées sur une zone beaucoup plus étendue.

En région parisienne, dans la vallée du Rhône et dans certaines parties du centre-est, le thermomètre pourrait même rester au-dessus de 23 °C pendant toute la nuit. Ces températures nocturnes élevées empêcheront les logements de se rafraîchir et accentueront la fatigue de l’organisme, particulièrement chez les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques.

La canicule pourrait se prolonger jusqu’au début du mois d’août

La durée exacte de l’épisode reste encore difficile à déterminer. Jeudi 30 et vendredi 31 juillet devraient rester particulièrement chauds sur une grande partie du territoire.

Pour le week-end des 1er et 2 août, plusieurs scénarios sont encore envisagés. Une dégradation orageuse pourrait apporter une baisse temporaire des températures dans les régions occidentales. Cependant, l’air chaud pourrait résister sur le centre, l’est et le nord-est du pays.

Certaines modélisations maintiennent même des températures exceptionnellement élevées jusqu’aux 5 ou 6 août. Météo-France évoque également un signal de chaleur important pour la semaine du 3 au 9 août, même si un scénario plus frais lié au retour d’un courant océanique reste encore possible.

À cette échéance, la prudence reste indispensable. Les prévisions peuvent encore évoluer selon la position des dépressions sur l’Atlantique et la résistance des hautes pressions sur l’Europe centrale.

Une sécheresse déjà exceptionnelle aggravée par la chaleur

Cette nouvelle séquence intervient alors que les sols français sont déjà extrêmement secs. Selon Météo-France, leur niveau d’humidité au 22 juillet était exceptionnellement bas à l’échelle nationale, dépassant les niveaux observés aux mêmes dates en 1976, 2022 et 2025.

La sécheresse concerne notamment un axe allant du sud-ouest au nord-est, en passant par l’Île-de-France. Le manque de précipitations significatives, combiné à la répétition des fortes chaleurs, provoque un assèchement rapide de la végétation et augmente le risque de départs de feu.

Les éventuels orages attendus au passage du mois d’août ne suffiront pas nécessairement à améliorer durablement la situation. Ils pourraient apporter des pluies localement abondantes, mais très inégalement réparties. Certaines zones pourraient recevoir beaucoup d’eau en peu de temps, tandis que d’autres resteraient totalement sèches.

Une quatrième vague de chaleur encore entourée d’incertitudes

La France semble donc se diriger vers une nouvelle période caniculaire à partir du mardi 28 juillet, avec un pic attendu entre mercredi et vendredi. Les températures pourraient atteindre 40 °C dans plusieurs secteurs, tandis que les nuits deviendraient progressivement plus difficiles à supporter.

L’intensité générale de cette nouvelle vague de chaleur apparaît désormais probable. Sa durée reste en revanche la principale inconnue. Un changement de circulation atmosphérique pourrait apporter un rafraîchissement au début du mois d’août, mais les scénarios actuellement disponibles montrent que la chaleur pourrait également s’installer plus durablement.

Les prévisions devront donc être régulièrement actualisées. Les habitants des régions concernées sont invités à suivre les bulletins de Météo-France ainsi que les niveaux de vigilance de leur département, particulièrement à l’approche du pic attendu en milieu de semaine.

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