« Être une mariée est un droit fondamental » : sans emploi, elle demande aux contribuables de financer son mariage de rêve
Sans emploi depuis plusieurs années et disposant de revenus modestes, une Britannique estime qu’elle ne devrait pas renoncer au mariage dont elle rêve depuis son enfance. Elle souhaite ainsi obtenir une aide publique pour organiser une cérémonie digne d’un conte de fées, accompagnée d’une lune de miel au Mexique.
Se marier représente souvent un investissement considérable. Location d’une salle, repas, vêtements, décoration, musique ou encore photographe : les dépenses peuvent rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros. Face à ces coûts, certains couples économisent pendant des années, réduisent le nombre d’invités ou choisissent une cérémonie plus simple.
Mais Anna Broom ne veut pas entendre parler d’un mariage au rabais. Cette Britannique originaire du Kent considère qu’elle mérite de vivre le grand jour qu’elle imagine depuis qu’elle est adolescente, même si sa situation financière ne lui permet pas de le financer.
Elle rêve d’une cérémonie dans une église et d’une réception dans un château
Anna Broom souhaite organiser un véritable mariage de princesse. Dans son projet idéal, la cérémonie aurait lieu dans une église avant de se poursuivre par une grande réception dans un château.
La future mariée imagine également une robe spectaculaire, de nombreux invités, un orchestre, du champagne et un repas à la hauteur de l’événement. Le couple aimerait ensuite partir en lune de miel au Mexique.
Le problème est que cette célébration coûterait environ 10 000 livres sterling, soit près de 12 000 euros. Une somme que la jeune femme et son fiancé ne peuvent pas réunir avec leurs revenus actuels.
Anna, âgée de 33 ans au moment où son histoire a été médiatisée, expliquait être sans emploi depuis près de quinze ans. Elle percevait différentes aides sociales, notamment une allocation liée à son handicap. Son compagnon, Jordan Burford, recevait également une aide au revenu.
Elle souhaite que l’État participe au financement
Malgré leur situation, la Britannique refuse de revoir son projet à la baisse. Plutôt que d’organiser une cérémonie plus modeste, elle estime que les contribuables devraient contribuer au financement de son mariage.
Selon elle, devenir une mariée et pouvoir célébrer ce moment comme elle l’a toujours imaginé serait presque un droit fondamental. Elle considère qu’un simple passage à la mairie, en petit comité, ne lui permettrait pas d’inviter toutes les personnes qu’elle souhaite réunir.
La jeune femme préfère également le caractère romantique et traditionnel d’un mariage religieux. Elle ne comprend donc pas pourquoi ses difficultés financières devraient l’empêcher d’organiser la cérémonie de ses rêves.
Cette demande inhabituelle a évidemment provoqué de nombreuses réactions. Certains internautes estiment qu’un mariage reste une dépense personnelle qui ne doit pas être prise en charge par la collectivité. D’autres rappellent qu’il est tout à fait possible de se marier avec un budget réduit, sans pour autant renoncer à une journée mémorable.
Un mariage qui pourrait, selon elle, changer sa vie
Anna Broom ne voit pas seulement ce mariage comme une fête. Elle pense que cet événement pourrait lui donner la motivation nécessaire pour reprendre sa vie en main.
La Britannique expliquait notamment éprouver des difficultés à perdre du poids et à sortir de sa routine quotidienne. Elle estimait que la perspective d’être observée et photographiée le jour de la cérémonie pourrait l’encourager à changer ses habitudes.
Elle affirmait également ne pas pouvoir travailler en raison de son poids. Pour elle, organiser ce mariage représenterait donc un objectif concret, susceptible de lui permettre de retrouver de l’énergie et de la motivation.
Un raisonnement qui n’a pas convaincu tout le monde. De nombreux lecteurs considèrent qu’un événement financé par l’argent public ne peut pas constituer une solution durable à des difficultés personnelles, médicales ou professionnelles.
Une demande en mariage devant un magasin Primark
L’histoire d’amour entre Anna Broom et Jordan Burford avait pourtant commencé de manière assez classique. Les deux Britanniques s’étaient rencontrés dans un pub et avaient rapidement découvert plusieurs passions communes.
Tous les deux amateurs de heavy metal, ils partageaient notamment leur goût pour le groupe Bon Jovi. Anna décrivait son compagnon comme un homme attentionné, doté d’un très beau sourire.
Après environ deux années de relation, Jordan lui avait demandé sa main devant un magasin Primark. Une demande loin du décor prestigieux imaginé pour leur futur mariage, mais qui avait néanmoins marqué le début de leur projet.
Depuis, le couple espérait trouver une personne, un organisme ou une aide capable de financer la cérémonie, la réception et le voyage de noces.
Peut-on réellement demander une aide publique pour son mariage ?
Dans les faits, les aides sociales sont destinées à couvrir des besoins essentiels comme le logement, l’alimentation, la santé ou les dépenses liées au handicap. Elles ne prévoient généralement pas de budget spécifique pour organiser une grande cérémonie de mariage ou financer une lune de miel.
Les couples disposant de faibles ressources peuvent toutefois réduire les dépenses en choisissant une cérémonie civile, une salle communale, un nombre limité d’invités ou une réception organisée avec l’aide de leurs proches.
Il est également possible de reporter le mariage afin d’économiser progressivement ou de lancer une cagnotte auprès de la famille et des amis. En revanche, le financement d’une fête privée par les contribuables apparaît particulièrement difficile à justifier.
L’histoire d’Anna Broom soulève ainsi une question sensible : jusqu’où la solidarité collective doit-elle intervenir dans la réalisation des rêves personnels ?
Pour la future mariée, la réponse ne fait aucun doute. Elle estime mériter la même cérémonie spectaculaire que les personnes disposant de revenus plus importants. Reste à savoir si une âme généreuse acceptera un jour de financer son château, sa robe de princesse et sa lune de miel sous le soleil mexicain.
