Il achète un vieux bus pour 1 200 euros et le transforme en maison : perché dans la montagne, il tente de vivre presque sans factures
Quitter la ville, réduire ses dépenses et vivre au plus près de la nature : Juan Pablo a poussé cette envie beaucoup plus loin que la plupart des gens. Pour un peu plus de 1 200 euros, il a acheté un ancien bus destiné à la casse avant de le transformer, progressivement, en véritable maison.
Pour certains, changer de vie signifie déménager à la campagne. Pour d’autres, cela passe par un choix beaucoup plus radical. Juan Pablo appartient clairement à cette seconde catégorie.
Ce Madrilène, connu sur Internet sous le nom de Juampybus, a décidé de tourner le dos au rythme effréné de la ville pour s’installer dans un environnement beaucoup plus isolé. Sa maison n’est pourtant ni une ferme, ni une cabane en bois, ni même un camping-car classique.
Il vit dans un ancien bus urbain.
Un véhicule qu’il a récupéré pour une somme étonnamment faible avant de consacrer beaucoup de temps et d’énergie à sa transformation.
Un ancien bus acheté à la casse pour environ 1 200 euros
L’histoire commence avec un véhicule qui semblait avoir terminé sa carrière.
Juan Pablo affirme avoir acheté son ancien bus urbain à la casse pour environ 1 210 euros. Une somme dérisoire comparée au prix d’un logement traditionnel, mais qui ne représentait évidemment que le début de son projet.
Car transformer un autobus en véritable habitation demande bien davantage que quelques meubles et un matelas.
Après plusieurs années passées à voyager, le jeune homme souhaitait disposer d’un endroit où se poser durablement tout en conservant la liberté et la simplicité qu’il recherchait.
Plutôt que de louer un appartement en ville, il a installé son bus sur un vaste terrain d’environ 10 000 m², dans un environnement montagneux particulièrement isolé.
Son objectif était clair : créer un lieu où il pourrait vivre avec beaucoup moins de dépenses et davantage d’autonomie.
Pour aménager son bus, il récupère un maximum de matériaux
L’une des particularités du projet repose sur la philosophie choisie pour les travaux.
Plutôt que d’acheter systématiquement du mobilier neuf, Juan Pablo a privilégié autant que possible la récupération, le recyclage et la transformation d’objets existants.
Dans la cuisine, par exemple, il a réutilisé un ancien meuble ayant appartenu à sa grand-mère. Restauré puis repeint, celui-ci a trouvé une seconde vie à l’intérieur du véhicule.
Au fil des travaux, le bus s’est progressivement transformé en véritable logement.
Cuisine équipée, évier, chauffe-eau, cuisinière à gaz ou encore espaces de rangement ont été intégrés à l’intérieur.
Il a même installé un lave-vaisselle, preuve que vivre de manière alternative ne signifie pas nécessairement renoncer à tout confort.
À l’intérieur, le vieux bus ressemble désormais à une véritable petite maison
L’espace disponible dans un ancien autobus permet également davantage de possibilités qu’un simple van aménagé.
Juan Pablo a ainsi organisé plusieurs zones de vie à l’intérieur du véhicule.
On y trouve notamment un lit double ainsi que des espaces modulables capables, si nécessaire, d’accueillir d’autres couchages.
À l’extérieur, il a également construit une structure couverte permettant d’agrandir considérablement son espace de vie lorsque la météo le permet.
Petit à petit, ce qui ressemblait encore à un véhicule destiné à la casse est donc devenu une habitation à part entière.
Mais derrière l’aspect spectaculaire de cette transformation se cache surtout une autre ambition.
Son objectif : dépendre le moins possible des réseaux traditionnels
Juan Pablo cherche également à mener une existence aussi autonome que possible.
Selon lui, il ne paie actuellement ni facture d’eau ni facture d’électricité.
Un mode de vie qui peut sembler particulièrement séduisant lorsque l’on observe l’augmentation du coût de l’énergie et du logement.
Cette autonomie impose néanmoins plusieurs contraintes.
Produire ou récupérer son eau, gérer son énergie et assurer le chauffage demande beaucoup plus d’organisation que dans une habitation classique reliée aux différents réseaux.
Pendant l’hiver, notamment, les températures peuvent devenir particulièrement fraîches dans les montagnes. Pour chauffer son bus, Juan Pablo utilise donc un petit poêle à bois installé à l’intérieur.
Une solution relativement simple, mais qui nécessite évidemment de disposer en permanence de suffisamment de combustible.
Une vie moins chère, mais loin d’être sans contraintes
Sur les réseaux sociaux, ce type de mode de vie peut rapidement donner l’impression d’un quotidien idyllique : montagne, tranquillité, absence de voisins et très peu de factures.
La réalité reste pourtant plus complexe.
Vivre loin des villes implique de gérer soi-même une grande partie des problèmes qui, dans un logement classique, sont pris en charge par des entreprises ou des services publics.
Une panne électrique, une fuite d’eau ou un problème de chauffage peut ainsi nécessiter de trouver seul une solution.
Sans compter l’entretien permanent du terrain, du véhicule et des différentes installations nécessaires à l’autonomie.
Le projet de Juan Pablo repose donc moins sur une recherche de facilité que sur une volonté de reprendre le contrôle sur son mode de vie.
Son quotidien fascine des dizaines de milliers de personnes
Cette expérience est aujourd’hui suivie par une importante communauté sur Internet.
Sur sa chaîne YouTube Juampybus, Juan Pablo partage régulièrement les transformations de son habitation, ses projets et son quotidien loin des grandes villes.
Son aventure séduit notamment toutes celles et ceux qui rêvent de réduire leurs dépenses ou de quitter un environnement urbain devenu trop stressant.
Elle s’inscrit également dans une tendance plus large.
Tiny houses, vans aménagés, anciens bus, chalets autonomes : depuis quelques années, les logements alternatifs attirent un public grandissant.
Pour certains, il s’agit avant tout d’une question financière. Pour d’autres, c’est une manière de consommer moins et de se rapprocher de la nature.
Juan Pablo, lui, semble avoir trouvé son équilibre entre ces différentes aspirations.
Son bus acheté un peu plus de 1 200 euros n’était au départ qu’un vieux véhicule destiné à disparaître. Il est aujourd’hui devenu sa maison, son atelier et surtout le symbole d’une vie qu’il a choisi de construire presque entièrement par lui-même.
