À 31 ans, Diana quitte son appartement pour vivre dans un camping-car de 12 m² : « Je ne paie ni l’électricité ni l’eau »

À seulement 31 ans, Diana a décidé de tourner le dos à la vie en appartement pour s’installer dans un camping-car d’environ 12 m². Un an plus tard, cette nomade numérique affirme avoir trouvé ce qu’elle recherchait : davantage de liberté, moins de charges fixes et la possibilité de changer de décor quand elle le souhaite.

Appartement, factures, transports, vacances limitées à quelques semaines par an… Diana ne se reconnaissait plus vraiment dans ce quotidien. Cette Espagnole originaire de Tolède a donc choisi une solution radicalement différente : faire de son camping-car sa maison et de la route son nouveau mode de vie.

Depuis environ un an, elle travaille à distance tout en voyageant. Une organisation qui lui permet notamment d’éviter certaines dépenses habituellement associées à un logement traditionnel.

« Je ne paie ni loyer, ni électricité, ni eau. J’ai décidé de quitter mon appartement pour devenir nomade digitale », explique-t-elle.

Elle abandonne son appartement pour une maison de seulement 12 m²

Sur le papier, vivre dans une douzaine de mètres carrés peut sembler particulièrement contraignant. Pourtant, pour Diana, l’espace disponible n’est pas le plus important.

Ce qu’elle recherchait avant tout était la possibilité de ne plus dépendre d’un lieu précis.

Son camping-car lui permet désormais de travailler depuis différents endroits, de découvrir de nouvelles régions et de reprendre la route lorsqu’elle en ressent l’envie.

Une liberté qu’elle considère comme beaucoup plus précieuse que quelques mètres carrés supplémentaires.

Diana partage d’ailleurs régulièrement son quotidien sur les réseaux sociaux, notamment sous le pseudonyme @soyailenx, où ses vidéos consacrées à la vie nomade ont attiré des dizaines de milliers d’abonnés.

« Je ne voulais pas être attachée à une maison »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Diana n’a pas adopté ce mode de vie uniquement pour économiser de l’argent.

Un camping-car correctement aménagé représente en effet un investissement conséquent. Entre l’achat du véhicule, son entretien, le carburant, l’assurance ou encore les réparations éventuelles, vivre sur la route est loin d’être totalement gratuit.

Elle reconnaît même que la somme investie dans son véhicule aurait pu servir à acheter un petit logement dans certaines villes.

Mais ce n’était pas son objectif.

« C’était surtout parce que je ne voulais pas être attachée à une maison, à un seul endroit. Ce que j’apprécie le plus, c’est la liberté de voyager d’un endroit à l’autre sans être sédentaire », explique-t-elle.

Pour elle, le camping-car n’est donc pas simplement une manière de réduire ses dépenses : il représente surtout une autre façon d’envisager sa vie.

La hausse des loyers pousse aussi certains à chercher des alternatives

Cette histoire trouve un écho particulier dans un contexte où le logement représente une part importante du budget des ménages.

Pour de nombreux jeunes actifs, louer un appartement signifie non seulement payer un loyer chaque mois, mais également assumer l’électricité, l’eau, l’assurance habitation, les abonnements et parfois des frais de transport importants.

Le développement du télétravail a parallèlement permis à certains métiers de ne plus être directement liés à un bureau ou à une ville.

Résultat : la vie en van ou en camping-car séduit de plus en plus de personnes attirées par une existence plus mobile.

Cela ne signifie toutefois pas que cette solution convient à tout le monde. L’espace réduit, les contraintes de stationnement, l’entretien du véhicule, l’accès aux sanitaires ou encore le coût du carburant font partie des réalités du quotidien.

Elle ne voulait plus attendre ses vacances pour profiter de la vie

C’est surtout en observant son entourage que Diana aurait commencé à remettre son mode de vie en question.

Elle voyait beaucoup de personnes travailler toute l’année en attendant avec impatience leurs quelques semaines de vacances.

Une perspective dans laquelle elle ne se retrouvait pas.

« Je voyais que la plupart des gens autour de moi se plaignaient de leur vie, attendant toujours ces deux ou trois semaines de vacances par an. Je ne voulais pas de ça », raconte-t-elle.

Elle a donc choisi d’organiser son travail autour de sa vie plutôt que l’inverse.

Avec son ordinateur et une connexion à Internet, elle peut exercer son activité depuis son camping-car tout en changeant régulièrement de destination.

Un mode de vie qui fait rêver, mais qui demande de l’organisation

Sur les réseaux sociaux, la « van life » est souvent associée à des images de plages désertes, de couchers de soleil et de réveils face à la montagne.

La réalité est évidemment un peu plus complexe.

Il faut trouver des endroits où stationner légalement, gérer ses réserves d’eau, l’énergie disponible, les déchets, les réparations et les déplacements. Le moindre problème mécanique peut également transformer rapidement cette liberté en dépense imprévue.

Diana semble néanmoins avoir trouvé dans cette organisation un équilibre qui lui correspond.

Après un an sur les routes, elle ne semble pas regretter d’avoir quitté son appartement.

Pour Diana, le véritable luxe est désormais la liberté

Son histoire illustre surtout un changement de priorité.

Là où certains rêvent d’une grande maison ou d’un appartement confortable, Diana a préféré réduire considérablement son espace de vie pour gagner en mobilité.

Elle possède moins de mètres carrés, mais peut régulièrement changer de jardin.

Et même si la vie en camping-car comporte ses propres dépenses et contraintes, elle lui permet aujourd’hui de profiter de ce qu’elle recherchait depuis longtemps : la possibilité de travailler tout en voyageant, sans attendre quelques semaines de vacances pour découvrir ailleurs.

Une manière de vivre qui ne conviendra certainement pas à tout le monde, mais qui rappelle qu’il existe désormais bien d’autres façons de concilier logement, travail et liberté.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *