« C’était chez moi, alors je suis entré » : à 79 ans, un retraité récupère sa maison occupée en moins de 24 heures

Un retraité de 79 ans pensait louer tranquillement sa maison pendant quelques jours par l’intermédiaire d’une plateforme de location saisonnière. Mais au moment de récupérer son logement, le propriétaire a découvert que l’un des occupants avait changé les serrures et comptait s’installer durablement. Grâce à un concours de circonstances inattendu, il est finalement parvenu à reprendre possession des lieux en moins de 24 heures.

Une réservation de trois nuits qui tourne au cauchemar

L’affaire s’est déroulée à Romainville, en Seine-Saint-Denis. Ancien intermittent du spectacle, le propriétaire louait régulièrement sa maison afin de financer une partie de ses travaux de rénovation.

Une femme, dont le profil avait été vérifié sur la plateforme Airbnb, avait réservé le logement pour une durée de trois nuits. Elle avait indiqué qu’elle serait accompagnée de son compagnon.

À leur arrivée, rien ne semblait particulièrement inquiétant. Selon les propriétaires, le couple était bien habillé et avait fait bonne impression. Ils étaient arrivés à bord d’une imposante moto, ce qui n’avait suscité aucune méfiance particulière.

Mais à la fin de la réservation, la situation a brusquement changé.

Le locataire annonce qu’il ne partira pas

Le retraité a reçu un message dans lequel l’homme lui annonçait clairement son intention de rester dans la maison.

L’occupant affirmait avoir changé toutes les serrures et souscrit un abonnement d’énergie à son propre nom. Il prévenait également le propriétaire qu’il ne quitterait pas les lieux malgré la fin de la réservation.

Face à cette annonce, le septuagénaire s’est immédiatement déplacé jusqu’à son domicile. Il a également déposé plainte pour dégradation ou détérioration d’un bien appartenant à autrui.

À ce moment-là, le propriétaire pouvait craindre de se retrouver engagé dans une longue procédure avant de récupérer sa maison.

Le portail reste ouvert quelques secondes

Après son passage au commissariat, le retraité est retourné devant son logement avec sa compagne.

C’est alors qu’ils ont aperçu l’occupant arriver en voiture et entrer dans la propriété. Le portail ne s’étant pas refermé immédiatement, le propriétaire a décidé de pénétrer à son tour dans les lieux.

« C’était ouvert, c’était chez moi alors je suis rentré », a-t-il expliqué par la suite.

Une altercation aurait alors brièvement opposé les deux hommes. Le couple de retraités a contacté la police, mais les forces de l’ordre n’auraient, dans un premier temps, pas souhaité intervenir.

La situation a cependant pris une tournure différente lorsque l’occupant a lui-même appelé les policiers, en affirmant qu’il se sentait en danger.

Un contrôle d’identité qui change complètement la situation

À leur arrivée, les agents ont procédé au contrôle des personnes présentes.

Le propriétaire a pu présenter ses papiers d’identité. L’occupant, de son côté, n’aurait présenté qu’une carte Vitale. Les policiers lui ont ensuite demandé de remettre les clés de la maison.

L’homme aurait d’abord refusé, avant de finalement les restituer lorsque les agents ont évoqué la possibilité d’ouvrir la porte par la force.

Mais les vérifications ne se sont pas arrêtées là.

Au cours du contrôle, les policiers auraient découvert que le véhicule utilisé par l’occupant avait été volé. Ils auraient également constaté que celui-ci conduisait sans permis de conduire.

L’homme a alors été emmené au commissariat, permettant au retraité de récupérer rapidement l’accès à son domicile.

Des papiers et des objets personnels portés disparus

Si le propriétaire a retrouvé sa maison en moins d’une journée, il n’est pas pour autant sorti indemne de cette mésaventure.

À son retour dans les lieux, il a constaté la disparition de nombreux effets personnels. Plusieurs documents administratifs ainsi que différentes affaires lui appartenant auraient été emportés.

Le parquet de Bobigny a indiqué que l’occupant était notamment poursuivi pour dégradation d’un bien appartenant à autrui et violation de domicile.

La plateforme de location a, de son côté, pris en charge le changement urgent des serrures. Une indemnisation qui reste cependant limitée face à l’ampleur du préjudice matériel et au traumatisme vécu par les propriétaires.

Les locations saisonnières ne sont pas sans risque

Cette affaire rappelle que les propriétaires proposant leur résidence principale ou secondaire sur des plateformes de location peuvent parfois être confrontés à des occupants qui refusent de partir à la fin du séjour.

Ces situations restent particulières et leur qualification juridique dépend des circonstances exactes, notamment de la manière dont les occupants sont entrés dans le logement et des conditions de la réservation.

Dans le cas de ce retraité, c’est finalement la découverte d’autres infractions lors du contrôle de police qui a permis un dénouement particulièrement rapide. Sans cela, la récupération de la maison aurait pu être bien plus longue et complexe.

Pour limiter les risques, les propriétaires peuvent notamment conserver tous les échanges avec les locataires, vérifier que le contrat mentionne précisément les dates d’entrée et de sortie, sécuriser leurs documents personnels et signaler immédiatement tout refus de quitter le logement à la plateforme ainsi qu’aux autorités compétentes.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *