Fin de la canicule : après les 40 °C et le sable du Sahara, la date du retour de la fraîcheur se précise

Après plusieurs jours de températures étouffantes, de nuits difficiles et de risques d’incendie particulièrement élevés, une évolution de la météo commence enfin à se dessiner. La France devra toutefois encore patienter quelques jours avant de bénéficier d’un rafraîchissement plus généralisé.

La chaleur devrait en effet atteindre un nouveau sommet au cours du week-end des 11 et 12 juillet, avec des températures pouvant dépasser localement les 40 °C. Des orages commenceront ensuite à gagner certaines régions, ouvrant la voie à une baisse progressive du thermomètre. Mais cette amélioration ne concernera pas immédiatement tout le pays.

Un week-end encore particulièrement éprouvant

Le répit n’est pas encore arrivé. Selon Météo-France, la chaleur doit monter d’un cran durant le week-end, tandis que les nuits resteront anormalement chaudes sur une grande partie du territoire.

Ce samedi 11 juillet, une température provisoire de 40,2 °C a notamment été relevée à Saint-Laurent-du-Pape, en Ardèche. Les maximales se situent fréquemment entre 36 et 39 °C dans de nombreuses régions, notamment entre l’Île-de-France, le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire, le Poitou, l’ouest de la Bourgogne et une partie de l’Aquitaine.

La journée du dimanche 12 juillet pourrait être encore plus chaude dans l’ouest du pays. Les 40 °C sont susceptibles d’être atteints ou dépassés en Nouvelle-Aquitaine, avec des valeurs également très élevées jusqu’à la Vendée, l’Anjou et le Berry. Plus de 35 °C sont attendus sur une vaste partie de l’Hexagone.

À cette chaleur déjà difficile à supporter pourrait s’ajouter une nouvelle remontée de poussières désertiques. Un nuage de sable venu du Sahara est attendu entre dimanche soir et mardi, phénomène susceptible de voiler le ciel et de limiter le refroidissement nocturne dans certaines régions.

La baisse des températures commencera par l’ouest

Une première évolution devrait apparaître dès le lundi 13 juillet. Des orages remontant le long de la façade atlantique permettront aux températures de commencer à diminuer dans l’ouest de la France.

Cette baisse restera cependant relative et très inégale. Dans le même temps, l’air le plus chaud se décalera vers les régions centrales et orientales. Le Centre, la Bourgogne, le nord de l’Auvergne et une partie d’Auvergne-Rhône-Alpes pourraient donc connaître à leur tour des températures particulièrement élevées.

Le 14 juillet ne marquera ainsi probablement pas la fin immédiate de la canicule sur l’ensemble du territoire. Si l’ouest pourrait commencer à respirer davantage, la chaleur devrait encore résister dans le centre et l’est du pays. Météo-France estime que les conditions caniculaires pourraient persister au moins jusqu’au milieu de la semaine, tout en se décalant progressivement vers l’est.

Un changement plus marqué autour des 15 et 16 juillet

Le véritable tournant météorologique pourrait se produire autour du mercredi 15 ou du jeudi 16 juillet. Une masse d’air plus frais située en altitude pourrait se rapprocher de la France et fragiliser l’anticyclone responsable du blocage actuel.

Cette évolution favoriserait l’arrivée d’air moins chaud, accompagnée d’averses et d’orages. Les températures pourraient alors retrouver des niveaux plus supportables dans de nombreuses régions. Ce scénario reste néanmoins à confirmer, car le positionnement exact de cette masse d’air déterminera l’ampleur et la durée du rafraîchissement.

Les orages attendus ne seront pas nécessairement synonymes de pluie calme et continue. Après une longue période de chaleur, l’atmosphère contient beaucoup d’énergie. Les cellules orageuses peuvent donc s’accompagner localement de fortes précipitations, de grêle et de rafales de vent. Météo-France signalait déjà un risque d’orages parfois violents durant le week-end, notamment dans le sud et sur certaines régions de l’ouest.

La pluie sera-t-elle suffisante pour soulager les sols ?

Le retour des précipitations serait particulièrement bienvenu. Après plusieurs semaines dominées par des situations anticycloniques, les sols se sont fortement asséchés.

Au 9 juillet, l’humidité moyenne des sols en France avait atteint un niveau historiquement bas pour cette période de l’année. La situation était particulièrement préoccupante dans un large quart sud-ouest, où des records de sécheresse pour un début de mois de juillet étaient observés.

Les orages pourront apporter des quantités d’eau importantes en peu de temps, mais leur caractère localisé ne permettra pas forcément de réduire durablement la sécheresse partout. Sur des sols très secs, des pluies trop brutales peuvent également ruisseler sans pénétrer suffisamment en profondeur.

Le risque d’incendie restera donc à surveiller, même après les premières précipitations. La combinaison de la chaleur, du manque d’eau et de la végétation desséchée maintient actuellement un danger élevé à très élevé sur une grande partie du territoire.

Les fortes chaleurs pourraient-elles revenir rapidement ?

Le rafraîchissement attendu à partir du milieu de la semaine ne signifie pas nécessairement que l’été deviendra durablement frais. Les projections restent incertaines pour la seconde moitié du mois de juillet.

Certains scénarios envisagent une pause de plusieurs jours, avec des températures plus proches des normales saisonnières. D’autres prévoient un retour rapide de l’air très chaud après le 20 juillet. Une nouvelle période de chaleur marquée ne peut pas non plus être exclue entre la fin juillet et le début du mois d’août.

Il faudra donc attendre les prochaines actualisations pour connaître la durée réelle de l’accalmie.

Quand la canicule prendra-t-elle réellement fin ?

En résumé, la chaleur restera très intense durant le week-end des 11 et 12 juillet. Une première baisse se produira probablement dans l’ouest à partir du lundi 13 juillet, grâce au développement d’orages.

Le rafraîchissement devrait ensuite progresser vers le reste du pays. La période comprise entre les 15 et 16 juillet apparaît actuellement comme la fenêtre la plus probable pour une amélioration plus nette et plus généralisée.

Cette date ne constitue toutefois pas une certitude absolue. La moitié est pourrait conserver des températures élevées plus longtemps, tandis que les pluies resteront très irrégulières selon les régions. Après plusieurs jours proches ou supérieurs à 40 °C, le retour à des valeurs plus saisonnières devrait malgré tout offrir un répit très attendu.

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