Vagues de chaleur en septembre 2026 : l’été pourrait jouer les prolongations en France
Alors que l’été météorologique est officiellement terminé, la chaleur n’a peut-être pas dit son dernier mot. En septembre 2026, certaines configurations météo pourraient encore favoriser des températures nettement supérieures aux normales, voire de nouveaux épisodes de forte chaleur.
Septembre est arrivé, mais ranger définitivement ventilateurs et tenues légères pourrait être prématuré. Après un été 2026 particulièrement chaud et marqué par plusieurs épisodes caniculaires, la France pourrait encore connaître quelques journées aux allures de plein été.
À cette période de l’année, le risque de canicule diminue naturellement. Les journées raccourcissent, les nuits deviennent plus longues et le soleil chauffe moins fortement qu’en juillet ou en août. Cela ne signifie pourtant pas que les fortes chaleurs deviennent impossibles.
Les précédents épisodes observés en France montrent même que septembre peut parfois réserver de véritables surprises.
Septembre 2026 pourrait encore connaître des températures élevées
Tout dépendra principalement de la circulation atmosphérique au-dessus de l’Europe.
Si un anticyclone puissant venait à s’installer sur l’ouest ou le centre du continent, accompagné d’un flux venant du sud ou du sud-ouest, de l’air particulièrement chaud pourrait remonter depuis la péninsule Ibérique et l’Afrique du Nord.
Une telle situation pourrait alors provoquer plusieurs journées nettement plus chaudes que les normales saisonnières.
Les tendances météorologiques à long terme laissent justement entrevoir la possibilité de périodes plus douces, voire ponctuellement très chaudes. Autrement dit, septembre pourrait connaître de véritables « prolongations estivales ».
Cela ne signifie pas nécessairement qu’une nouvelle canicule touchera la France. À plusieurs semaines d’échéance, les prévisions restent particulièrement incertaines. Mais l’hypothèse d’un ou plusieurs coups de chaud ne peut pas être totalement écartée.
Le réchauffement climatique allonge progressivement la saison des fortes chaleurs
Il y a quelques décennies encore, les épisodes de chaleur intense étaient principalement associés aux mois de juillet et d’août.
Cette frontière devient aujourd’hui beaucoup moins nette.
Avec l’augmentation globale des températures, la période durant laquelle des épisodes très chauds peuvent se produire tend à s’étendre. Les fortes chaleurs peuvent apparaître plus tôt au printemps et se prolonger davantage vers le début de l’automne.
Septembre devient ainsi un mois où des températures dépassant largement les normales saisonnières ne sont plus totalement exceptionnelles.
Les dernières années en ont fourni plusieurs exemples particulièrement marquants.
Septembre 2023 avait battu tous les records de chaleur
L’un des épisodes les plus spectaculaires reste celui de septembre 2023.
Entre le 3 et le 11 septembre, les températures françaises avaient dépassé les normales saisonnières d’environ 4 à 6 °C à l’échelle nationale.
Plusieurs régions avaient été particulièrement touchées, notamment l’Île-de-France, la Normandie, le Centre-Val de Loire et les Pays de la Loire.
Le mois de septembre 2023 était finalement devenu le plus chaud jamais observé en France depuis le début du XXe siècle.
La température moyenne avait atteint 21,1 °C, soit environ 3,6 °C au-dessus des normales climatiques calculées sur la période 1991-2020.
Autre fait remarquable : une vigilance orange canicule avait été déclenchée au mois de septembre, une première depuis la mise en place de ce dispositif en 2004.
En 2020 déjà, la France avait connu une chaleur exceptionnelle en septembre
Trois ans plus tôt, une autre période particulièrement chaude avait marqué les esprits.
Entre le 14 et le 18 septembre 2020, la France avait connu plusieurs journées aux températures exceptionnellement élevées pour la saison.
Le 14 septembre, la température maximale moyenne à l’échelle du pays avait atteint environ 33,4 °C. Cette journée était devenue l’une des plus chaudes jamais enregistrées en France au mois de septembre depuis le début de cet indicateur en 1947.
Pendant plusieurs jours consécutifs, la température maximale moyenne nationale avait même dépassé les 30 °C.
De nombreux records mensuels avaient également été battus, y compris dans le nord et le nord-est du pays.
Ces précédents rappellent qu’une masse d’air très chaude peut encore remonter très loin vers le nord de la France alors que l’automne météorologique a déjà commencé.
Faut-il donc s’attendre à une nouvelle canicule en septembre 2026 ?
Pour l’instant, impossible de l’affirmer.
Les prévisions à longue échéance permettent surtout d’identifier de grandes tendances, mais pas de prévoir précisément un épisode caniculaire plusieurs semaines à l’avance.
Le scénario d’un mois de septembre plus chaud que la normale reste néanmoins crédible. Des périodes très estivales pourraient alterner avec des séquences plus classiques de début d’automne.
Après les fortes chaleurs de l’été, les Français pourraient donc encore connaître quelques journées dépassant largement les normales saisonnières.
Une chose semble désormais acquise : la fin du mois d’août ne signifie plus forcément la fin de la chaleur. Ces dernières années, septembre a régulièrement montré qu’il pouvait encore offrir des températures dignes du cœur de l’été.
