Excédé par la haie de son voisin, il utilise une méthode radicale pour retrouver sa vue sur la mer
Dans le Var, un homme lassé de voir la haie de son voisin envahir son horizon a fini par employer une technique controversée pour stopper sa croissance. Une histoire de voisinage qui rappelle jusqu’où certaines tensions peuvent aller.
Entre voisins, les conflits naissent parfois pour des détails qui paraissent insignifiants au départ. Une place de parking, des nuisances sonores, des travaux qui s’éternisent… ou simplement une haie qui devient incontrôlable. Et lorsqu’aucune solution amiable ne fonctionne, certains finissent par perdre patience.
C’est exactement ce qui est arrivé à Édouard, un quinquagénaire installé dans le Var, près de Saint-Tropez. Depuis sa terrasse située en hauteur, il profitait autrefois d’une vue dégagée sur la mer. Mais au fil des années, la haie de laurier-sauce de la propriété voisine a commencé à prendre des proportions impressionnantes.
Une haie devenue incontrôlable
Selon ses explications rapportées par Le Figaro Immobilier, les propriétaires voisins occupaient rarement leur maison, principalement louée à des touristes pendant l’été. Résultat : le jardin était laissé à l’abandon et la haie poussait sans véritable entretien.
Peu à peu, les branches ont envahi l’espace visuel d’Édouard jusqu’à lui masquer totalement la mer.
“Depuis ma terrasse, je ne voyais plus rien”, explique-t-il. “La haie produisait sans cesse de nouveaux rejets et devenait de plus en plus épaisse.”
Avant d’agir, le quinquagénaire affirme avoir tenté plusieurs démarches. Appels, relances, courriers… Il aurait demandé à plusieurs reprises au propriétaire de faire intervenir une entreprise d’élagage. Sans succès.
Même la mairie, contactée pour trouver une solution, lui aurait indiqué ne pas pouvoir intervenir dans ce litige privé.
Il décide alors de tailler lui-même les branches
Face à l’inaction du voisin, Édouard finit par prendre l’habitude de couper lui-même les branches qui dépassaient sur son terrain. Deux fois par an, il montait sur une échelle afin de réduire la hauteur de la haie et empêcher qu’elle ne continue à obstruer sa vue.
En France, la loi autorise un propriétaire à couper les branches qui avancent sur sa parcelle, mais uniquement celles qui dépassent chez lui. En revanche, intervenir directement sur l’arbre ou la haie du voisin peut entraîner des complications juridiques.
Pendant plusieurs années, cette solution artisanale lui permet malgré tout de limiter la progression des lauriers.
Un accident change complètement la situation
Mais en 2022, tout bascule. Victime d’un grave accident de voiture, Édouard devient incapable de continuer ces travaux physiques.
Impossible désormais de grimper sur une échelle pour entretenir lui-même la haie.
Il sollicite alors une nouvelle fois son voisin en espérant que sa situation personnelle fasse réagir. Là encore, aucune intervention n’est réalisée.
C’est à ce moment-là qu’il décide d’utiliser une méthode beaucoup plus radicale.
Une technique controversée pour stopper la croissance des lauriers
Début 2023, Édouard perce plusieurs trous dans certaines racines et branches des lauriers-sauce. Il y verse ensuite un mélange composé de gros sel, d’eau et d’ail.
Selon lui, cette méthode aurait rapidement produit ses effets.
“La haie a arrêté de pousser, elle s’est affaissée progressivement et elle ne me bloque plus la vue”, affirme-t-il.
Quelques mois plus tard, son fils effectue une dernière taille légère, et depuis, la végétation ne poserait plus de problème.
Une méthode risquée sur le plan légal
Si cette histoire se termine sans confrontation directe entre les deux voisins, la situation aurait pourtant pu avoir des conséquences bien plus sérieuses.
En effet, dégrader volontairement les arbres ou plantations d’un voisin peut être considéré comme une atteinte à la propriété privée. En cas de plainte, des sanctions civiles voire pénales peuvent être envisagées.
Les spécialistes rappellent d’ailleurs qu’en cas de conflit lié à une haie, plusieurs solutions existent avant d’en arriver à de telles extrémités : courrier recommandé, conciliation, médiation ou recours judiciaire.
Car derrière une simple haie mal entretenue se cachent parfois des tensions de voisinage capables de durer des années.
