Il vit dans une maison en pierre centenaire et produit lui-même son électricité pour seulement 35 euros par mois
Installé avec sa famille dans une vieille maison de montagne privée de raccordement électrique, Iker a choisi une solution relativement simple pour conserver le confort moderne. Grâce à une installation solaire portable d’environ 1 800 euros et à une consommation très maîtrisée, il estime pouvoir rentabiliser son investissement en seulement quelques années.
Vivre loin des villes, dans une maison ancienne entourée de nature, tout en continuant à utiliser un réfrigérateur, un ordinateur ou encore une télévision : le projet peut sembler difficile à réaliser. Pourtant, c’est précisément le mode de vie choisi par Iker.
Avec sa compagne Rosa et leur petite fille, le créateur de contenu s’est installé dans une maison en pierre située dans les montagnes du nord de la Navarre, au Pays basque espagnol. Le bâtiment aurait entre 100 et 200 ans et présente une particularité importante : il n’est pas raccordé au réseau électrique traditionnel.
Plutôt que de renoncer totalement au confort moderne, la famille a donc imaginé une organisation permettant de produire et de gérer elle-même son énergie.
Une maison ancienne au cœur de la montagne
Sur sa chaîne YouTube Basquecraft, Iker partage régulièrement son quotidien et ses expériences autour d’un mode de vie plus autonome.
Son objectif n’est pas nécessairement de vivre comme il y a plusieurs siècles. Au contraire, il cherche à démontrer qu’il est possible de s’éloigner des infrastructures classiques tout en conservant certains équipements devenus indispensables au quotidien.
Ordinateurs, éclairage, réfrigérateur ou petits appareils électroménagers restent donc présents dans la maison. La différence se situe surtout dans la manière dont l’électricité est produite.
Comme aucun câble électrique n’arrive jusqu’au logement, Iker a dû trouver une alternative.
Une installation électrique portable à environ 1 800 euros
Pour produire son électricité, Iker utilise une station électrique portable associée à un panneau solaire d’environ 500 watts.
L’ensemble représenterait un investissement proche de 1 800 euros.
Le système peut stocker environ 3 kWh d’énergie, une capacité suffisante pour faire fonctionner plusieurs équipements domestiques à condition de surveiller attentivement leur consommation.
Iker explique notamment pouvoir alimenter son réfrigérateur, utiliser une télévision, faire fonctionner certains appareils de cuisine, recharger ses ordinateurs et assurer l’éclairage de la maison une fois la nuit tombée.
Une autonomie qui paraît modeste comparée à celle d’un logement traditionnel raccordé au réseau, mais qui correspond parfaitement aux besoins de la famille.
Son installation pourrait être rentabilisée en quatre ans
Au-delà de l’aspect écologique ou du désir d’indépendance, Iker s’est également intéressé au coût réel de son installation.
Selon ses calculs, les frais fixes d’un abonnement électrique classique peuvent représenter plusieurs dizaines d’euros chaque mois, même lorsque la consommation reste faible.
En comparant ces dépenses à son investissement initial, il estime que son équipement solaire pourrait être amorti en environ quatre ans.
Une fois cette période passée, l’électricité produite grâce au soleil représente évidemment un coût bien plus faible, en dehors de l’entretien ou du remplacement éventuel du matériel.
Mais cette autonomie ne repose pas uniquement sur les panneaux solaires.
Le plus important reste de réduire sa consommation
Pour Iker, posséder une grosse batterie ou multiplier les panneaux solaires n’est pas forcément la meilleure solution.
Le véritable changement consiste surtout à adapter son quotidien à la quantité d’énergie réellement disponible.
Dans une maison traditionnelle, il est facile d’allumer simultanément plusieurs appareils très énergivores sans réellement y penser. Dans une habitation autonome, chaque consommation compte.
Iker privilégie donc les équipements économes et évite d’utiliser l’électricité lorsqu’une autre source d’énergie est plus adaptée.
Cette organisation lui permettrait de réduire considérablement les besoins électriques de son foyer.
Chauffage au bois et cuisine au gaz
Les appareils qui produisent de la chaleur font partie des équipements qui consomment généralement le plus d’électricité.
Iker a donc décidé de ne pas utiliser sa batterie solaire pour chauffer la maison ou préparer la majorité des repas.
Le chalet est chauffé grâce à un poêle à bois en fonte, une solution particulièrement adaptée à un environnement montagneux.
Pour cuisiner, la famille utilise principalement du gaz.
L’électricité solaire est ainsi réservée aux appareils pour lesquels elle est réellement utile : éclairage, électronique, réfrigération ou recharge des différents équipements.
Cette organisation lui permettrait, selon lui, de consommer jusqu’à 80 % d’électricité en moins qu’un logement classique.
Une autre manière d’envisager l’autonomie énergétique
L’expérience d’Iker montre surtout que l’autonomie énergétique ne signifie pas nécessairement couvrir un toit entier de panneaux solaires ou investir plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Dans son cas, le principe repose sur un équilibre entre production d’énergie et sobriété.
Produire quelques kilowattheures devient suffisant lorsque les besoins ont auparavant été fortement réduits.
Le soleil alimente les équipements électriques, le bois assure le chauffage et le gaz permet de cuisiner. À l’exception de quelques dépenses ponctuelles, notamment pour les bouteilles de gaz, la famille parvient ainsi à fonctionner avec très peu d’énergie provenant de l’extérieur.
Un mode de vie qui ne conviendrait évidemment pas à tout le monde, mais qui démontre qu’avec une consommation soigneusement organisée, une vieille maison isolée peut malgré tout offrir une bonne partie du confort du XXIᵉ siècle.
